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lundi 6 avril 2015

CANNELES AU MATCHA


Pour 16 cannelés au matcha il vous faudra:


-  1/2 litre de lait
-  2 oeufs entiers
-  2 jaunes d'oeufs
-  2 cuillères à soupe de matcha
-  20 grs de beurre
-  200 grs de sucre en poudre
-  100 grs de farine
-  1 sachet de sucre vanillé











PREPARATION:


Je vous conseille de préparer l'appareil la veille ou minimum 12 heures avant.

-) Mettre le lait dans une casserole avec le sucre vanillé et le beurre. Faire chauffer jusqu'à ébullition puis y diluer 2 cuillères à soupe de matcha. Ici j'utilise du matcha sucré Tamayura.

-) Pendant ce temps mettre la farine et le sucre dans un saladier. Y incorporer les deux oeufs entiers ainsi que les deux jaunes.


-) Verser ensuite le lait bouillant doucement jusqu'à obtention d'une pâte fluide sans grumeaux.


Laisser refroidir puis mettre au réfrigérateur pour 12 à 24 heures.



-) Sortir le saladier au moins une heure avant la cuisson.
Re-mélanger la pâte puis remplir les moules à cannelés aux 3/4.



CUISSON:

-) Préchauffer le four à 240°c (therm 8). Y mettre les moules puis commencer pendant 15 minutes la cuisson. Au bout de ces 15 minutes, baisser le thermostat à 180°c et prolonger la cuisson pendant 40 minutes voire 1 une heure en fonction de la coloration souhaitée.

-) Démouler directement les cannelés à la sortie du four et les laisser refroidir sur une grille.


                              BON APPETIT 







lundi 26 janvier 2015

ACCORD METS/ THES VERTS JAPONAIS TAMAYURA AU RESTAURANT L'ASSIETTE PARIS


     Tout commence par un carton d'invitation qui sonne comme une invitation au voyage, au sens propre comme au sens figuré. 




C'est avec une grande joie que vendredi dernier je me rendais à la gare direction Paris . 3 heures et demi plus tard me voilà à Montparnasse où m'attend un ami .
Nous nous rendons au restaurant "L'Assiette" du chef David Rathgeber où nous avons été invités pour participer à un déjeuner dont le thème est la rencontre entre la cuisine traditionnelle française et les thés verts Japonais de la maison Tamayura.




 Parmi les convives des grands noms de la gastronomie comme le chef Jean Marc Notelet, la chef Fatema Hal, Yannick Lefort, maître confiseur créateur de macarons gourmands, Nathalie Nguyen finaliste de Top Chef, et bien d'autres encore.

Nous sommes accueillis par Nadja Leury expert thé organisatrice d'ateliers thés au restaurant l'Assiette. Après les présentations nous nous installons à deux tables au bout desquelles Olivier et Nadja préparerons les thés proposés en accord avec chaque plat.
De mon côté le maître de cérémonie est Olivier.



Le premier plat qui nous est apporté se compose d'une huître, d'une croquette de pied de cochon avec une sauce tartare. Ce plat sera accompagné par un savoureux sencha 1 ère récolte. Ses notes iodées se marient à merveille avec cette huître que je trouve tout de même "laiteuse" (chez moi en Bretagne on ne mange que les huîtres claires)



La seconde entrée, sera accompagnée d'un kukicha (sencha avec tiges) également appelé "thé brindilles" infusé 1 minute à 60°c. Dans l'assiette se dresse un tartare de crevette grise de Nouvelle Calédonie aux pignons de pin parsemé d'éclat d'olives noires.
Moi qui ne suis pas spécialement fan des viandes et poissons crus, je dois avouer qu'après avoir adoré le carpaccio de saint Jacques du chef Eric Guérin à la Mare aux Oiseaux le mois dernier, je me suis régalée avec ce tartare. 
Le mariage avec les notes iodées et crémeuses du kukicha était harmonieux.





Le troisième plat aussi surprenant et délicieux que les précédents est servi avec un houjicha fait par Olivier à partir d'un gyokuro qu'il fait rôtir dans son houjiki. Le côté grillé du thé se marie à merveille avec le goût de noisette du croque monsieur aux truffes.



Arrive ensuite le gyokuro en accord avec un cabillaud au pamplemousse et son risotto au beurre d'herbes. L'infusion est une pure merveille. Sa liqueur épaisse, ses notes végétales et rondes relèvent le goût du cabillaud dont la chair est fine et subtile.




L'avant dernier plat, la viande, sera servi avec mon chouchou, le genmaicha ....j'en boirais des litres ;-)
L'assiette est composée d'un râble de lapin farci au foie gras et aux épinards, d'une carotte confite et d'un morceau de navet pastèque, dont je ne suspectais même pas l'existence.




Le dessert ....le dessert ... je n'avais plus faim quand il est servi mais finalement, j'en aurais bien mangé deux !!! UNE TUERIE  !!!



Alors qu'on apporte une délicieuse verrine chaude dans lequel trône un moelleux au chocolat et sa crème montée saupoudrée de matcha, Olivier s'affaire à préparer une coupe de matcha latte sucré.



C'est à ce moment précis que le chef David RATHGEBER est venu à la rencontre des hôtes d'Olivier et de Nadja.



7 heures de train dans la journée, mais quelle journée !!!
J'ai découvert des accords savoureux et des plats délicieux servis  avec des thés de très grandes qualités dont la maison de Thé Vert Japonais Tamayura peut être fière.
Merci Olivier pour ce très bon moment qui en plus m'a permis de faire connaissance avec la très sympathique chef du "Mansouria" Fatema Hal.

Aujourd'hui il me reste de beaux souvenirs, de belles photos et un magnifique bracelet :-)






mardi 6 janvier 2015

HOUJICHA DE THE VERT JAPONAIS TAMAYURA


Depuis la création de ce blog je vous ai déjà plusieurs fois parlé des thés verts japonais de la maison TAMAYURA. Le seul que je n'ai pas encore évoqué ici est l'Houjicha .

Ce thé qui a première vue n'est pas vert mais de couleur noisette entre tout de même dans la catégorie des thé verts japonais.



Ce thé est la majeure partie du temps issu de la torréfaction de feuilles de bancha.
La maison Tamayura préfère quant à elle le sencha pour élaborer son houjicha. Pour plus de douceur et surtout moins d'amertume lors de l'infusion, elle utilise uniquement les tiges des feuilles de premières récoltes appelées communément "kukicha". 

Grillé à haute température (200°c), le thé sec développe un parfum végétal torréfié et boisé.



Sa préparation est très rapide:
Disposer 5 cuillères à café dans une théière  puis verser dessus de l'eau frémissante à 85°c. Laisser infuser 30 secondes puis verser tour à tour un peu de thé dans chaque tasse afin d'homogénéiser la saveur dans chacune d'entre-elles.



La liqueur ambrée révèle un goût de noisettes grillées avec une finale boisée et maltée.

Contrairement aux thés verts japonais, l'houjicha n'est pas du tout amer et peut être bu sans modération car il a perdu caféine et théine au cours de sa torréfaction. Décrit comme un thé qui contribue à augmenter la température corporelle, il est très consommé au Japon, y compris par les enfants et les personnes âgées dans les régions où les conditions climatiques sont les plus rudes.
Très doux, l'houjicha peut également être servi en soirée infusé dans du lait, sa liqueur libère des arômes encore plus mielleux.

Il est possible de faire son propre l'houjicha à la maison, il suffit juste d'avoir le bon accessoire. 
L'année dernière j'ai reçu en cadeau un "Houjiki"qui est un poêlon japonais en terre cuite . Il m'a fallu quelque temps avant de bien apprivoiser cet objet avec lequel j'ai désormais plaisir à "jouer" !



Ce dernier  permet de redonner "une seconde jeunesse" à des thés qui avec le temps ont perdu leur saveur. 
Après avoir mis dans l'houjiki du bancha, du sencha ou même du darjeeling, le poêlon est posé sur une plaque de cuisson à feu vif pendant 3 minutes jusqu'à ce que le thé prenne une couleur gris-beige.

Il est ensuite déversé par le manche de l'houjiki dans un kyusu. Il ne reste plus qu'à infuser notre houjicha 30 secondes dans une eau à 85°c .



 Comme disait Antoine LAVOISIER  "Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme" !




lundi 22 septembre 2014

UN SAMEDI RICHE EN CULTURE JAPONAISE


     2014 est l'année du Japon à Nantes. A cette occasion, le Château des Ducs de Bretagne a décidé de retracer 1000 ans d'histoire du Japon au travers d'une exposition fascinante consacrée aux Samouraïs.

N'ayant que de retours positifs de cette expo, nous avions décidé d'y aller en famille sans avoir encore bloqué un jour précis. Un sms reçu au mois d'Août décida de la date,  la journée du 20 Septembre était réservée. Il me tardait d'y être et de le revoir ...



Ce fut une très belle journée chaude et ensoleillée. L'ami que nous devions retrouver dans la cour du Château n'étant pas arrivé, nous voilà donc parti visiter la fameuse exposition sur les Samouraïs en l'attendant.

Dès l'entrée nous sommes accueillis par un imposant guerrier en armure namban se détachant sur un disque solaire rouge.



Dans les années 1500, les Occidentaux découvrent les Samouraïs. Leur vision est celle de personnes très orgueilleuses et affables. Armés dès le plus jeune âge, ils ont un très grand nombre de lances, d'armes de corps, de maille et de fer.
A la fin du VII ème siècle, le Japon connaît une rapide évolution sous les règnes des empereurs Temmu et Jitô. La cour impériale est composée d'une aristocratie de hauts fonctionnaires dominée par la famille Fujiwara. Suite à un affaiblissement du contrôle de l'état sur les shôen (terres des domaines privés mises en culture) et afin de lutter contre les insécurités, les notables locaux organisent des forces armées privées, donnant naissance à une nouvelle classe sociale, celle des guerriers, les bushi appelés communément les Samouraïs.



Je ne vais pas vous raconter toute l'histoire des Samouraïs rassurez-vous, mais franchement cette exposition est fabuleuse et très instructive. Elle s'articule autour de cette époque révolue, celle des guerriers japonais. L'exposition rassemble plus de 450 "Vieilleries" dont le Japon souhaitait se débarrasser pour "oublier" cette époque. Sont exposées de multiples armures, des armes, lames, arcs, flèches mais aussi une magnifique cuirasse de fer laqué et de soie.

sabre (tachi)

pointes de flèches
imposante cuirasse

Les Samouraïs ne faisaient pas que la guerre, ils pratiquaient également " la Voie du Thé" !!! 

chawan des 16, 17,18 et 19 èmes siècles



" Il faut savoir que c'est une habitude commune à tout le Japo, de prendre une boisson faite d'eau chaude et de quelques pincées d'une herbe, appelée cha (thé), dont on fait grand cas chez eux.
Les seigneurs ont en leur demeure un endroit spécial, où ils préparent cette boisson, et comme l'eau chaude au Japon s'appelle yu et cette herbe cha, ils ont appelé cet endroit prévu pour cela chanoyu.
C'est une coutume si estimée et si prisée au Japon, que les plus grands seigneurs apprennent très volontier à faire ce breuvage et qu'ils le font parfois eux-mêmes pour montrer à leurs hôtes leur affection et leur déférence. De l'importance qu'ils accordent au chanoyu vient le grand prix qu'ils attachent à des coupes et autres objets d'art, utilisés pour le chanoyu" 
Sumario de las cosas de Japon, Alessandro Valignano, 1583



Sortis de l'exposition des étoiles plein les yeux, il ne nous plus qu'à le rejoindre, il était enfin arrivé. Il me tardait de le revoir et de lui présenter mes enfants qu'il ne connaissait qu'en photos.

En raison des journées du patrimoine et de l'année du Japon, la Maison de Thé Vert Japonais Tamayura fut invitée afin de permettre au public de découvrir l'un de produits essentiels dans la pratique du chanoyu, le matcha.

Immédiatement, Olivier Leclerc, très grand orateur en tenue japonaise a su captiver son public en lui expliquant ce qu'est la voie du thé. Certains n'avaient jamais entendu parler du matcha ; pour d'autres, le thé était exclusivement ces fameux sachets que l'on trouve au supermarché du coin.



Alors que l'assistance pouvait essayer de préparer un matcha sous les consignes d'Olivier,




 en mode chanceuse, je me délectais du délicieux breuvage préparé par ses soins.




Sous l'oeil attentif  d'Olivier, mes jumeaux de 11 ans ont eu aussi essayé de préparer le matcha. Pauline qui a réussi à la perfection sa mousse de matcha n'a pas eu le courage de son frère qui lui, a bu son bol sans grimace !!! Et oui, le matcha, ça peut surprendre la première fois, hahaha !

Baignée dans la tradition japonaise à travers l'art martial pratiqué dans la famille, le judo, ma petite tribu est rentrée fatiguée mais ravie de cet après-midi très culturellement enrichissant. Merci Olivier :-)



Spécialement en l'honneur de cette exposition, Olivier Scala de la maison de thé  George Cannon a créé un "thé des Samouraïs" . Ce dernier aux notes fleuries sur une base de sencha s'inspire de la tradition japonaise hanami signifiant "regarder les fleurs".




Il est disponible à la vente à la boutique du Château des Ducs de Bretagne.


mercredi 27 mars 2013

GYOKURO MIKOTO BIO DE HONORIS CAUSA


     Le Gyokuro, thé vert vert japonais signifiant "rosée précieuse" est, comme nous l'avons déjà vu avec celui de la maison Tamyura, un thé précieux pour la population Japonaise. Sa récolte ayant lieu uniquement une fois par an au printemps, elle doit être faite avec le plus grand soin afin d'obtenir un thé de la meilleure qualité qui soit.


Le gyokuro de la maison Honoris Causa est un thé bio cultivé  à Kagoshima dans la région de Kirishima sur l'île de Kyushu. C'est sur cette île que sont cultivés les plus beaux thés verts Japonais. Les meilleures plantations sont situées autour de de la région de Kirishima. Son sol volcanique apporte les minéraux nécessaires aux théiers tandis que le ciel et sa couverture nuageuse suscite une hygrométrie parfaite. En raison du relief escarpé, les plantations sont éparpillées un peu partout sur les pentes montagneuses.


Le gyokuro Mikoto de la maison Honoris Causa est une variété bio qui traditionnellement se voulait dédiée à l'Empereur "Mikado".
Début Avril, soit environ 3 semaines avant la récolte, les théiers sont ombragés de toiles grillagées afin de les priver de lumière et ainsi définir le caractère du thé en réduisant la photosynthèse.De ce fait, la teneur en chlorophylle va augmenter et la teneur tannique va considérablement diminuer. Ce thé est également très riche en acides aminés à l'origine de sa douceur sucrée. Cet ombragement procurera au thé son goût si particulier, l'unami qui signifie littéralement, goût du bien- être.
La cueillette s'effectue ensuite fin avril et uniquement à la main. Seules les feuilles les plus tendres des premiers jours du printemps sont précautionneusement  ramassées.

Les feuilles du gyokuro Mikoto sont brillantes, d'un vert émeraude et finement roulées.


Après avoir fait bouillir mon eau et refroidie 4 à 5 minutes qu'elle descende à une température de 50°, je dépose environ 3 doses de thé au fond de mon kyusu et laisse ainsi infuser durant deux minutes.


Une puissante odeur marine se dégage déjà de la théière.










Je suis assez surprise je l'avoue par la couleur verte légèrement orangée du gyokuro. J'en étais restée à la couleur très vert anis du gyokuro tamayura.
En bouche, la texture est onctueuse, ronde et légèrement iodée. Ce thé est très vivifiant !


Le gyokuro qui souvent est qualifié "d'expresso" du thé vert porte bien son sobriquet car son goût très puissant en fait un thé difficile à consommer quotidiennement.
En même temps, si  nous consommions un grand champagne tous les jours l'apprécierons-nous à sa juste valeur ? Je pense que pour savourer un produit de qualité, il faut juste choisir le bon moment !

Vous pouvez retrouver ce gyokuro Mikoto dans la boutique Honoris Causa: http://www.honoriscausa.fr/fr/thes-verts-du-japon/168-gyokuro-mikoto.html



mardi 29 janvier 2013

CHAQUE MOMENT DE LA JOURNEE SON THE


     Plus le temps passe et plus je me rends compte qu'il existe une multitude de thé, d'origine ou bien parfumés, et qu'il n'est pas toujours facile d'accorder un thé avec un moment de la journée ou un repas. Voici donc quelques petits conseils qui j'espère vous seront utiles.

Les thés pour le petit-déjeuner:

Pour ceux qui ont le réveil difficile, un thé noir de Chine peu astringent comme le Yunnan  apportera une dose de douceur nécessaire pour bien démarrer la journée.
Si vous n'êtes vraiment pas du matin et que vous vous levez une heure après que votre réveil ait sonné, je vous conseille dans ce cas un English Breakfast Tea qui est un mélange anglais assez corsé à base de B.O.P de Ceylan,d'Assam voire de Darjeeling. Vous manquez de tonicité ? Alors pourquoi ne pas commencer la journée avec un thé vert Japonais qui vous donnera un regain d'énergie ou encore un maté, spécialité d'Argentine, au goût très prononcé et légèrement amer.
Pour le petit-déjeuner, vous pouvez aussi consommer des thés plus classiques comme un thé de Ceylan, d'Assam, un Darjeeling ou comme moi un mélange parfumé, un earl grey dont la bergamote réchauffe mes papilles encore endormies !

Les thés pour le déjeuner:

Certains ne pourraient déjeuner sans un petit verre de vin, pour moi c'est totalement exclu; je n'aime pas le vin rouge. Par contre, déjeuner avec un thé m'est fort agréable. De nombreux accords mets/thés sont possibles et vous surprendront.

Avec les poissons ou les fruits de mers, vous pouvez opter pour un thé vert Japonais du style sencha,  un thé vert Coréen comme le Daehsan Nokcha, un lapsang souchong pour son goût un peu fumé, ou encore un oolong de Chine ou de Taiwan.

Avec les viandes blanches ou les volailles, vous pouvez servir un thé vert Japonais genmaicha,  un thé au jasmin ou un thé vert du Laos, le  Namtah.

Avec les plats plus relevés ou épicés,  se marieront très bien un keemun dont la palette aromatique est divine en bouche, un oolong Tung Ting de Taiwan, et pour finir un Darjeeling.

Pourquoi pas clore le repas avec un thé fleuri ou avec un thé à la menthe pour la digestion ?


Les thés pour le goûter:

A l'heure du goûter j'affectionne un thé qui m'apporte une touche sucrée. Dans ce cas, je me tourne plus facilement vers un thé parfumé comme par exemple le thé "sans complexe" de la Maison Theodor. Je fais une pause gourmande avec ce thé qui me rappelle la tarte au citron meringuée, les calories en moins !
Pour les plus gourmands, vous pouvez associer une pâtisserie avec Darjeeling  (plutôt de deuxième récolte), un keemun, un thé noir de Chine Golden Monkey, ou comme moi, un Grand Yunnan.

Les thés d'après-dîner:

Les thés contenant de la théine, il est déconseiller d'en consommer trop tard dans la journée. Si vous êtes comme moi, ne vous retenez pas !!! Je peux en boire toute la nuit, cela ne m'empêchera pas de dormir !
Vous pouvez sinon siroter sans crainte un rooibos parfumé ou nature,  un thé vert japonais torrifié comme le houjicha, un thé blanc Bai Mu Tanou encore si vous le pouvez, un Pu erh, idéal pour la digestion.


                                 Bons tea-times à vous !




mardi 20 novembre 2012

GYOKURO DE LA MAISON TAMAYURA


     Le Gyokuro est un thé vert japonais très précieux et, pour cette raison, très apprécié par la population Japonaise.Pour faire une simple comparaison, il est au Japon ce que le champagne est à la France: il constitue ses lettres de noblesses.
Ce thé qui signifie littéralement " rosée précieuse" est le summum du thé au Japon . Sa production se réduisant à une seule récolte dans l'année, elle nécessite une attention très particulière afin d'obtenir un thé de la meilleur qualité possible.

Contrairement aux autres thés japonais, le gyokuro est un thé dit "d'ombre". En effet, au printemps, lorsque les nouvelles pousses ont atteint environ deux centimètres, les théiers sont privés de la lumière du soleil  par une tonnelle. On appelle cela, la culture ombragée. De nos jours, de nombreux jardins utilisent comme paillage des fibres synthétiques mais la maison Tamayura  fidèle à la tradition japonaise utilise de la paille. Des études ont dernièrement démontrées que l'ombre jaune résultant des tonnelles de pailles produisait un thé de bien meilleure qualité.

 Le but de cette privation de lumière est de provoquer une modification dans la composition chimique des feuilles de thé. Ne pouvant pas effectuer naturellement leur photosynthèse, les arbres puisent d'avantage de minéraux dans le sol  et compensent en fabriquant plus de chlorophylle  et d'acides aminés. De cette culture résulte, trois semaines plus tard, des feuilles de thés très souples et d'un vert très foncé. La maison Tamayura  procède ensuite à une cueillette toujours faite à la main tant les feuilles sont fragiles. Toute cette attention portée à la culture du gyokuro a pour but d'accroître sa richesse gustative.

Ce thé m'ayant été transmis par Olivier, je me dois d'en prendre grand soin au cours de son infusion car je sais combien il en est  fier !


Après avoir fait bouillir mon eau, je la verse dans la kyusu. Le gyokuro étant un thé qui s'apprécie à température peu élevée, j'attends 4 à 5 minutes qu'elle descende à 60 voir 50°c. L'eau est ensuite versée dans les tasses et le surplus jeté. Je mets ensuite 3 bonnes cuillères de gyokuro dans la théière. A sec, les feuilles vertes foncées sont très brillantes. A l'approche de Noël, je pourrais presque les comparer à des  aiguilles de sapins. L'odeur dégagée par le thé avant infusion est déjà très iodée. Je recouvre ensuite le thé avec l'eau des tasses puis j'attends 2 minutes que le thé ait développé toutes ses saveurs. Olivier pousserait un peu plus longtemps son infusion mais personnellement, 2 minutes me suffisent amplement.
Tour à tour, je verse le thé dans les tasses afin que chacune dégage les mêmes notes.

La liqueur est beaucoup plus verte que celle d'un sencha et son apparence est également plus "épaisse". L'infusion dégage des notes puissantes, un concentré de senteurs marines, celles de mes côtes bretonnes.
En bouche, la liqueur est très vive. Son goût végétal de légumes verts est beaucoup plus âcre que celui du sencha. Le gyokuro est rond , peu tannique, mais développe des saveurs très riches.

Je ne vous cacherais pas que de tous les thés de la maison Tamayura, c'est celui avec lequel j'ai eu le plus de mal. Au fur et à mesure de mes dégustations, mon palais s'est peu à peu éduqué à ses notes fraîches si particulières et distingue désormais autre chose qu' un vulgaire goût d'épinard amer.
Pour cette raison, j'ai jugé préférable d'approfondir mon apprentissage avant de consacrer un billet au gyokuro pour ne pas publier une impression faussée par un avis stérile.

J'en profite pour féliciter Olivier et  la Maison Tamayura car un de ses producteurs à Hoshino a été élu meilleur  producteur de Gyokuro du Japon dans sa catégorie !!!



jeudi 18 octobre 2012

RECIT D'UNE MEMORABLE JOURNEE PARISIENNE

 
 Tant de jours à attendre le fameux jour J pour retrouver mes amis Olivier et Stéphane et en l'espace d'un claquement de doigts, me voici revenue à la maison avec pleins de belles images et d'agréables souvenirs. Je serais presque déjà nostalgique de mon 16 Octobre 2012 !

Arrivée la veille au soir, le sommeil fut difficile à trouver tellement j'avais hâte d'être au lendemain.
Levée de bonne heure, nous voici, Stéphane et moi, en ballade matinale sur les Champs Elysée en direction du métro pour rejoindre Olivier qui nous attendait à son showroom Tamayura pour une dégustation matinale de ses thés verts japonais. C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé Olivier que je n'avais pas revu depuis le mois de mai dernier, lors de notre dégustation Guérandaise. Toujours égal à lui même, accueillant, chaleureux, Olivier nous propose pour  commencer un atelier qu'il n'avait encore jamais testé !
Nous allions tous les trois préparer ensemble et de la même manière du sencha en utilisant le même matériel.  Grosse pression pour moi face à deux as du thé japonais ;-)
Après avoir versé l'eau dans les tasses pour la refroidir un peu, je me retrouve face à une cuillère en bois (différente de mon matériel à la maison) qu'il m'a fallu apprivoiser afin de bien doser le sencha. Nous procédons tous les trois de la même manière puis, après une minute d'infusion et  avoir servi nos trois tasses, chacun prend une tasse de l'autre.

Le résultat est quelque peu surprenant car aucune des tasses n'a le même aspect ni le même goût. La preuve étant qu'une bonne température ainsi qu'une bonne quantité de thé sont nécessaires pour atteindre la perfection. Olivier était au top avec sa première infusion !!! Pour ce qui est de la deuxième, Stéphane et moi nous sommes rapprochés de celle d'Olivier ... oufff  !!
Deuxième exercice à l'identique mais avec du genmaicha.

 J'ai adoré cette approche très ludique du thé. Il est très difficile, en fait, de préparer systématiquement la même liqueur avec le même thé. Une différence de température, de quantité, de temps d'infusion, de qualité d'eau et notre tasse sera totalement différente des autres fois !!!
Cet atelier terminé, il est déjà temps d'aller déjeuner

Olivier nous emmène au salon George Cannon qu'il connait particulièrement bien pour y avoir travaillé quelques années. Situé 12 Rue Notre-Dame des Champs, le salon " L'essence du thé" respire le calme et le raffinement loin du stress ambiant dans les rues de Paris. Nous entrons d'abord dans la téothèque qui regroupe plus de 250 références de thés de grandes références et provenant de tous les pays producteurs de thés. Dans l'arrière salle,le salon où la maison propose une gastronomie légère et distinguée basée sur des recettes qui incluent le thé. Après avoir fait connaissance avec le chef et Augustin, fils du patron Olivier Scala, Olivier nous emmène visiter ce très bel établissement.



Au sous-sol, la maison organise des cérémonies du thés, chanoyu, dans une pièce qui lui est entièrement dédiée. On pourrait presque ressentir l'envie de s'y recueillir et d'y méditer tant le cadre s'y prête.

Juste à côté, l'établissement propose également des massages ( shiatsu, californien) mais toujours avec des produits Bio.
Retour à l'étage dans le petit coin canapé pour déguster de délicieuses lasagnes (dont j'aurais bien aimé avoir la recette) et se délecter d'un agréable thé de Ceylan servi dans une superbe théière et accompagné d'une coupelle sur laquelle trône le thé  préalablement infusé. C'est un réel plaisir de pouvoir humer les feuilles avant de goûter la liqueur.


Cette petite théière bleue me plaisait énormément mais par crainte de la briser dans les transports, je ne l'ai pas achetée ....aujourd'hui je le regrette, tant pis :-/
Mon passage à la boutique ne s'est donc soldé que par l'achat de thés.

Après un saut dans une boutique Japonaise où nous avons fait connaissance avec Naomy, l'épouse d'Olivier, nous voici de retour chez Tamayura  pour terminer mon après-midi parisien avec une dégustation de gyokuro. Après nous avoir préparé une tasse de ce "champagne" du thé japonais, Olivier nous propose de ....manger les feuilles de gyokuro accompagnées d'une petite sauce au yuzu qu'il a acheté justement pour !
Verdict, je n'en mangerais pas tous les jours ! Mais.... je pense qu'avec des petites crevettes ou des saint-Jacques, le résultat devrai me plaire.

Déjà l'heure tourne, il faut que je me rapproche de la gare et malheureusement, je dois me séparer de mes amis qui se sont occupés de moi comme d'une princesse !!! Difficile moment, que de partir en laissant derrière moi deux hommes extraordinaires, deux passionnés passionnants avec qui je n'ai pas vu la journée défiler et qui, malgré leurs emplois du temps de ministres, ont eu la gentillesse de me consacrer une journée exclusive.
Je souhaite de tout coeur les revoir rapidement et qui sait peut-être chez moi en Bretagne. Ce sera mon tour de les recevoir comme ils le méritent !!!!

MERCI