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mardi 6 janvier 2015

HOUJICHA DE THE VERT JAPONAIS TAMAYURA


Depuis la création de ce blog je vous ai déjà plusieurs fois parlé des thés verts japonais de la maison TAMAYURA. Le seul que je n'ai pas encore évoqué ici est l'Houjicha .

Ce thé qui a première vue n'est pas vert mais de couleur noisette entre tout de même dans la catégorie des thé verts japonais.



Ce thé est la majeure partie du temps issu de la torréfaction de feuilles de bancha.
La maison Tamayura préfère quant à elle le sencha pour élaborer son houjicha. Pour plus de douceur et surtout moins d'amertume lors de l'infusion, elle utilise uniquement les tiges des feuilles de premières récoltes appelées communément "kukicha". 

Grillé à haute température (200°c), le thé sec développe un parfum végétal torréfié et boisé.



Sa préparation est très rapide:
Disposer 5 cuillères à café dans une théière  puis verser dessus de l'eau frémissante à 85°c. Laisser infuser 30 secondes puis verser tour à tour un peu de thé dans chaque tasse afin d'homogénéiser la saveur dans chacune d'entre-elles.



La liqueur ambrée révèle un goût de noisettes grillées avec une finale boisée et maltée.

Contrairement aux thés verts japonais, l'houjicha n'est pas du tout amer et peut être bu sans modération car il a perdu caféine et théine au cours de sa torréfaction. Décrit comme un thé qui contribue à augmenter la température corporelle, il est très consommé au Japon, y compris par les enfants et les personnes âgées dans les régions où les conditions climatiques sont les plus rudes.
Très doux, l'houjicha peut également être servi en soirée infusé dans du lait, sa liqueur libère des arômes encore plus mielleux.

Il est possible de faire son propre l'houjicha à la maison, il suffit juste d'avoir le bon accessoire. 
L'année dernière j'ai reçu en cadeau un "Houjiki"qui est un poêlon japonais en terre cuite . Il m'a fallu quelque temps avant de bien apprivoiser cet objet avec lequel j'ai désormais plaisir à "jouer" !



Ce dernier  permet de redonner "une seconde jeunesse" à des thés qui avec le temps ont perdu leur saveur. 
Après avoir mis dans l'houjiki du bancha, du sencha ou même du darjeeling, le poêlon est posé sur une plaque de cuisson à feu vif pendant 3 minutes jusqu'à ce que le thé prenne une couleur gris-beige.

Il est ensuite déversé par le manche de l'houjiki dans un kyusu. Il ne reste plus qu'à infuser notre houjicha 30 secondes dans une eau à 85°c .



 Comme disait Antoine LAVOISIER  "Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme" !




lundi 22 septembre 2014

UN SAMEDI RICHE EN CULTURE JAPONAISE


     2014 est l'année du Japon à Nantes. A cette occasion, le Château des Ducs de Bretagne a décidé de retracer 1000 ans d'histoire du Japon au travers d'une exposition fascinante consacrée aux Samouraïs.

N'ayant que de retours positifs de cette expo, nous avions décidé d'y aller en famille sans avoir encore bloqué un jour précis. Un sms reçu au mois d'Août décida de la date,  la journée du 20 Septembre était réservée. Il me tardait d'y être et de le revoir ...



Ce fut une très belle journée chaude et ensoleillée. L'ami que nous devions retrouver dans la cour du Château n'étant pas arrivé, nous voilà donc parti visiter la fameuse exposition sur les Samouraïs en l'attendant.

Dès l'entrée nous sommes accueillis par un imposant guerrier en armure namban se détachant sur un disque solaire rouge.



Dans les années 1500, les Occidentaux découvrent les Samouraïs. Leur vision est celle de personnes très orgueilleuses et affables. Armés dès le plus jeune âge, ils ont un très grand nombre de lances, d'armes de corps, de maille et de fer.
A la fin du VII ème siècle, le Japon connaît une rapide évolution sous les règnes des empereurs Temmu et Jitô. La cour impériale est composée d'une aristocratie de hauts fonctionnaires dominée par la famille Fujiwara. Suite à un affaiblissement du contrôle de l'état sur les shôen (terres des domaines privés mises en culture) et afin de lutter contre les insécurités, les notables locaux organisent des forces armées privées, donnant naissance à une nouvelle classe sociale, celle des guerriers, les bushi appelés communément les Samouraïs.



Je ne vais pas vous raconter toute l'histoire des Samouraïs rassurez-vous, mais franchement cette exposition est fabuleuse et très instructive. Elle s'articule autour de cette époque révolue, celle des guerriers japonais. L'exposition rassemble plus de 450 "Vieilleries" dont le Japon souhaitait se débarrasser pour "oublier" cette époque. Sont exposées de multiples armures, des armes, lames, arcs, flèches mais aussi une magnifique cuirasse de fer laqué et de soie.

sabre (tachi)

pointes de flèches
imposante cuirasse

Les Samouraïs ne faisaient pas que la guerre, ils pratiquaient également " la Voie du Thé" !!! 

chawan des 16, 17,18 et 19 èmes siècles



" Il faut savoir que c'est une habitude commune à tout le Japo, de prendre une boisson faite d'eau chaude et de quelques pincées d'une herbe, appelée cha (thé), dont on fait grand cas chez eux.
Les seigneurs ont en leur demeure un endroit spécial, où ils préparent cette boisson, et comme l'eau chaude au Japon s'appelle yu et cette herbe cha, ils ont appelé cet endroit prévu pour cela chanoyu.
C'est une coutume si estimée et si prisée au Japon, que les plus grands seigneurs apprennent très volontier à faire ce breuvage et qu'ils le font parfois eux-mêmes pour montrer à leurs hôtes leur affection et leur déférence. De l'importance qu'ils accordent au chanoyu vient le grand prix qu'ils attachent à des coupes et autres objets d'art, utilisés pour le chanoyu" 
Sumario de las cosas de Japon, Alessandro Valignano, 1583



Sortis de l'exposition des étoiles plein les yeux, il ne nous plus qu'à le rejoindre, il était enfin arrivé. Il me tardait de le revoir et de lui présenter mes enfants qu'il ne connaissait qu'en photos.

En raison des journées du patrimoine et de l'année du Japon, la Maison de Thé Vert Japonais Tamayura fut invitée afin de permettre au public de découvrir l'un de produits essentiels dans la pratique du chanoyu, le matcha.

Immédiatement, Olivier Leclerc, très grand orateur en tenue japonaise a su captiver son public en lui expliquant ce qu'est la voie du thé. Certains n'avaient jamais entendu parler du matcha ; pour d'autres, le thé était exclusivement ces fameux sachets que l'on trouve au supermarché du coin.



Alors que l'assistance pouvait essayer de préparer un matcha sous les consignes d'Olivier,




 en mode chanceuse, je me délectais du délicieux breuvage préparé par ses soins.




Sous l'oeil attentif  d'Olivier, mes jumeaux de 11 ans ont eu aussi essayé de préparer le matcha. Pauline qui a réussi à la perfection sa mousse de matcha n'a pas eu le courage de son frère qui lui, a bu son bol sans grimace !!! Et oui, le matcha, ça peut surprendre la première fois, hahaha !

Baignée dans la tradition japonaise à travers l'art martial pratiqué dans la famille, le judo, ma petite tribu est rentrée fatiguée mais ravie de cet après-midi très culturellement enrichissant. Merci Olivier :-)



Spécialement en l'honneur de cette exposition, Olivier Scala de la maison de thé  George Cannon a créé un "thé des Samouraïs" . Ce dernier aux notes fleuries sur une base de sencha s'inspire de la tradition japonaise hanami signifiant "regarder les fleurs".




Il est disponible à la vente à la boutique du Château des Ducs de Bretagne.


vendredi 18 juillet 2014

MADELEINES AU MATCHA SUCRE TAMAYURA


Ingrédients:

- 3 oeufs
- 110 grammes de sucre
- 100 grammes de beurre demi-sel
- 120 grammes de farine
- 1 sachet de levure chimique
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 pincée de sel
- 2 cuillères à soupe de matcha sucré Tamayura


Préparation:

- Faire fondre le beurre.
- Dans un saladier mélanger la farine, la levure ainsi que le matcha.



- Dans un autre saladier faire blanchir les oeufs avec le sucre puis y incorporer le beurre fondu.
- Tamiser délicatement le mélange farine/levure/matcha au dessus du bol précédent de façon à ne pas faire de grumeaux et à obtenir une pâte lisse.
- Placer le saladier 30 minutes au réfrigérateur.
- Préchauffer le four à 180°c et badigeonner les moules à madeleines de beurre ou d'huile pendant ce temps.
- Garnir les moules au 3/4 avec une cuillère ou une poche à douille (perso je préfère à la cuillère).



- Enfourner puis au bout de 5 minutes baisser légèrement le thermostat. Quand la bosse est formée, poursuivre la cuisson encore 4 minutes afin que les madeleines prennent une jolie coloration.
- Sortir les moules du four et attendre avant de démouler.




Ces madeleines peuvent se conserver plusieurs jours dans une boîte hermétique.

Vous pouvez trouver ce matcha sucré Tamayura sur la boutique http://www.tamayura.fr/the_vert/the_japonais/matcha/matcha-sucre.html




dimanche 16 mars 2014

MUG CAKE AU MATCHA COEUR COULANT CHOCOLAT

   
      Depuis quelque temps, les recettes de mug cakes envahissent les magazines culinaires. Ces gâteaux fondants et moelleux cuits au micro-onde dans un mug sont si facile à faire que même mes jumeaux de 10 ans en sont devenus adeptes au point d'inventer de nouvelles recettes avec tout ce qu'ils trouvent dans mes placards !

 S'il y a bien un mug cake qui ne les tente pas, c'est celui au matcha. D'ailleurs je ne peux leurs faire manger aucun dessert au matcha si ce n'est les cookies et encore .... 

Pour faire un mug cake au matcha il vous faudra:

 < 30 grs de beurre
 < 40 grs de farine de froment
 < 1 demie cuillère à café de levure
 < 1 cuillère à café de matcha
 < 25 grs de sucre en poudre 
 < 1 oeuf
 < 2 carrés de chocolat noir à pâtisserie



Dans un premier temps, faire fondre le beurre dans le mug.
Dans un saladier, ajouter et mélanger successivement la farine, le sucre, la levure et le matcha.
Ensuite casser l'oeuf dans le saladier et le délayer avec les ingrédients secs ainsi que le beurre.
Verser le tout dans un mug rempli aux 3/4 puis introduire au coeur les deux carrés de chocolat.

Cuire au micro-onde 1 minute 50 à 800 watts.





En général  mes mug cakes sont plus coulants mais là forcément le thermostat du micro-onde était de 900 watts et je n'ai pas vu :-/









Pour ma recette j'ai utilisé le matcha culinaire Tamayura, une référence pour moi !







mercredi 27 février 2013

COOKIES AU THE VERT MATCHA

 
 Pour répondre à un soucis d'allergies alimentaire de Manon 4 ans, les gâteaux et biscuits sont quasiment tous faits maison. Les cookies ne dérogent pas à la règle !
Ce week-end pour changer des traditionnels cookies chocolat car tout éclat de noix et de noisette est banni de la cuisine, ces derniers se sont parés d'une jolie couleur verte !


                                     LA RECETTE:



Ingrédients


- 250 grs de beurre
- 1 oeuf
- 350 grs de cassonade
- 380 grs de farine de blé type 65
- 1 cuillère à soupe bombée de matcha Tamayura
- 300 grs de pépites de chocolat 
- 1 sachet de levure
- 1 cuillère à soupe de vanille liquide 
- 1 pincée de sel


Préparation


- Avant toute chose, préchauffer votre four à 140° (soit un thermostat 4-5)
-Dans un grand saladier, mélanger le beurre ramolli avec le sucre jusqu'à ce que l'appareil blanchisse. 
- Incorporer ensuite l'oeuf, la cuillère de vanille liquide et mélanger à nouveau.
- Dans un autre saladier, verser la farine, la levure, le matcha et le sel. Bien mélanger entre-eux ces 4 ingrédients secs.
- Incorporer peu à peu le mélange à base de farine dans le premier saladier.
- Lorsque l'appareil a obtenu une texture homogène, incorporer les pépites de chocolat. J'ai utilisé un sachet de 200 grs de pépites de chocolat noir de la marque Vahiné ainsi qu'un sachet de 100 grs de pépites Chunks de la même marque. Ces dernières sont de délicieuses maxi pépites super fondantes.
- Pour former les cookies, l'idéal est d'être équipé d'une cuillère à glace pour former de petite boules mais si vous n'en avez pas, deux grandes cuillères feront l'affaire.
- Disposer les cookies sur une plaque à pâtisserie préalablement recouverte d'une feuille de cuisson. Penser à laisser de l'espace entre chaque cookies.
- Enfourner pendant environ 15 minutes.



A la maison les cookies sont consommés encore chaud soit environ 30 minutes après la sortie du four. Le plus difficile est de tenir loin de la cuisine les gourmands le temps que les cookies refroidissent un peu  car la délicieuse odeur qui s'est répandue a ameuté toute la maisonnée !!!




mardi 29 janvier 2013

CHAQUE MOMENT DE LA JOURNEE SON THE


     Plus le temps passe et plus je me rends compte qu'il existe une multitude de thé, d'origine ou bien parfumés, et qu'il n'est pas toujours facile d'accorder un thé avec un moment de la journée ou un repas. Voici donc quelques petits conseils qui j'espère vous seront utiles.

Les thés pour le petit-déjeuner:

Pour ceux qui ont le réveil difficile, un thé noir de Chine peu astringent comme le Yunnan  apportera une dose de douceur nécessaire pour bien démarrer la journée.
Si vous n'êtes vraiment pas du matin et que vous vous levez une heure après que votre réveil ait sonné, je vous conseille dans ce cas un English Breakfast Tea qui est un mélange anglais assez corsé à base de B.O.P de Ceylan,d'Assam voire de Darjeeling. Vous manquez de tonicité ? Alors pourquoi ne pas commencer la journée avec un thé vert Japonais qui vous donnera un regain d'énergie ou encore un maté, spécialité d'Argentine, au goût très prononcé et légèrement amer.
Pour le petit-déjeuner, vous pouvez aussi consommer des thés plus classiques comme un thé de Ceylan, d'Assam, un Darjeeling ou comme moi un mélange parfumé, un earl grey dont la bergamote réchauffe mes papilles encore endormies !

Les thés pour le déjeuner:

Certains ne pourraient déjeuner sans un petit verre de vin, pour moi c'est totalement exclu; je n'aime pas le vin rouge. Par contre, déjeuner avec un thé m'est fort agréable. De nombreux accords mets/thés sont possibles et vous surprendront.

Avec les poissons ou les fruits de mers, vous pouvez opter pour un thé vert Japonais du style sencha,  un thé vert Coréen comme le Daehsan Nokcha, un lapsang souchong pour son goût un peu fumé, ou encore un oolong de Chine ou de Taiwan.

Avec les viandes blanches ou les volailles, vous pouvez servir un thé vert Japonais genmaicha,  un thé au jasmin ou un thé vert du Laos, le  Namtah.

Avec les plats plus relevés ou épicés,  se marieront très bien un keemun dont la palette aromatique est divine en bouche, un oolong Tung Ting de Taiwan, et pour finir un Darjeeling.

Pourquoi pas clore le repas avec un thé fleuri ou avec un thé à la menthe pour la digestion ?


Les thés pour le goûter:

A l'heure du goûter j'affectionne un thé qui m'apporte une touche sucrée. Dans ce cas, je me tourne plus facilement vers un thé parfumé comme par exemple le thé "sans complexe" de la Maison Theodor. Je fais une pause gourmande avec ce thé qui me rappelle la tarte au citron meringuée, les calories en moins !
Pour les plus gourmands, vous pouvez associer une pâtisserie avec Darjeeling  (plutôt de deuxième récolte), un keemun, un thé noir de Chine Golden Monkey, ou comme moi, un Grand Yunnan.

Les thés d'après-dîner:

Les thés contenant de la théine, il est déconseiller d'en consommer trop tard dans la journée. Si vous êtes comme moi, ne vous retenez pas !!! Je peux en boire toute la nuit, cela ne m'empêchera pas de dormir !
Vous pouvez sinon siroter sans crainte un rooibos parfumé ou nature,  un thé vert japonais torrifié comme le houjicha, un thé blanc Bai Mu Tanou encore si vous le pouvez, un Pu erh, idéal pour la digestion.


                                 Bons tea-times à vous !




lundi 31 décembre 2012

PANNA COTTA AU MATCHA TAMAYURA ET AU LAIT DE COCO

     

Ingrédients :

- 2 feuilles de gélatines
- 40 cl de crème liquide légère
- 40 cl de lait de coco
- 50 grs de sucre en poudre
- 2 cuillères à café bombées de matcha culinaire de la maison TAMAYURA

Préparation :

- Mettre les feuilles de gélatine dans un bol d'eau froide.
- Verser la crème et le lait de coco dans une casserole puis porter doucement à ébullition.
- Sucrer la préparation.
- Egoutter les feuilles de gélatine puis les dissoudre entièrement dans la crème chaude.
- Mélanger le matcha avec un peu de lait puis l'incorporer dans le mélange crème / lait de coco en le passant à travers un tamis afin d'éviter les grumeaux.
- Laisser prendre au réfrigérateur pendant minimum 3 heures.
- Décorer avec un peu de matcha avant le service.




         BON APPETIT !














mardi 20 novembre 2012

GYOKURO DE LA MAISON TAMAYURA


     Le Gyokuro est un thé vert japonais très précieux et, pour cette raison, très apprécié par la population Japonaise.Pour faire une simple comparaison, il est au Japon ce que le champagne est à la France: il constitue ses lettres de noblesses.
Ce thé qui signifie littéralement " rosée précieuse" est le summum du thé au Japon . Sa production se réduisant à une seule récolte dans l'année, elle nécessite une attention très particulière afin d'obtenir un thé de la meilleur qualité possible.

Contrairement aux autres thés japonais, le gyokuro est un thé dit "d'ombre". En effet, au printemps, lorsque les nouvelles pousses ont atteint environ deux centimètres, les théiers sont privés de la lumière du soleil  par une tonnelle. On appelle cela, la culture ombragée. De nos jours, de nombreux jardins utilisent comme paillage des fibres synthétiques mais la maison Tamayura  fidèle à la tradition japonaise utilise de la paille. Des études ont dernièrement démontrées que l'ombre jaune résultant des tonnelles de pailles produisait un thé de bien meilleure qualité.

 Le but de cette privation de lumière est de provoquer une modification dans la composition chimique des feuilles de thé. Ne pouvant pas effectuer naturellement leur photosynthèse, les arbres puisent d'avantage de minéraux dans le sol  et compensent en fabriquant plus de chlorophylle  et d'acides aminés. De cette culture résulte, trois semaines plus tard, des feuilles de thés très souples et d'un vert très foncé. La maison Tamayura  procède ensuite à une cueillette toujours faite à la main tant les feuilles sont fragiles. Toute cette attention portée à la culture du gyokuro a pour but d'accroître sa richesse gustative.

Ce thé m'ayant été transmis par Olivier, je me dois d'en prendre grand soin au cours de son infusion car je sais combien il en est  fier !


Après avoir fait bouillir mon eau, je la verse dans la kyusu. Le gyokuro étant un thé qui s'apprécie à température peu élevée, j'attends 4 à 5 minutes qu'elle descende à 60 voir 50°c. L'eau est ensuite versée dans les tasses et le surplus jeté. Je mets ensuite 3 bonnes cuillères de gyokuro dans la théière. A sec, les feuilles vertes foncées sont très brillantes. A l'approche de Noël, je pourrais presque les comparer à des  aiguilles de sapins. L'odeur dégagée par le thé avant infusion est déjà très iodée. Je recouvre ensuite le thé avec l'eau des tasses puis j'attends 2 minutes que le thé ait développé toutes ses saveurs. Olivier pousserait un peu plus longtemps son infusion mais personnellement, 2 minutes me suffisent amplement.
Tour à tour, je verse le thé dans les tasses afin que chacune dégage les mêmes notes.

La liqueur est beaucoup plus verte que celle d'un sencha et son apparence est également plus "épaisse". L'infusion dégage des notes puissantes, un concentré de senteurs marines, celles de mes côtes bretonnes.
En bouche, la liqueur est très vive. Son goût végétal de légumes verts est beaucoup plus âcre que celui du sencha. Le gyokuro est rond , peu tannique, mais développe des saveurs très riches.

Je ne vous cacherais pas que de tous les thés de la maison Tamayura, c'est celui avec lequel j'ai eu le plus de mal. Au fur et à mesure de mes dégustations, mon palais s'est peu à peu éduqué à ses notes fraîches si particulières et distingue désormais autre chose qu' un vulgaire goût d'épinard amer.
Pour cette raison, j'ai jugé préférable d'approfondir mon apprentissage avant de consacrer un billet au gyokuro pour ne pas publier une impression faussée par un avis stérile.

J'en profite pour féliciter Olivier et  la Maison Tamayura car un de ses producteurs à Hoshino a été élu meilleur  producteur de Gyokuro du Japon dans sa catégorie !!!



jeudi 18 octobre 2012

RECIT D'UNE MEMORABLE JOURNEE PARISIENNE

 
 Tant de jours à attendre le fameux jour J pour retrouver mes amis Olivier et Stéphane et en l'espace d'un claquement de doigts, me voici revenue à la maison avec pleins de belles images et d'agréables souvenirs. Je serais presque déjà nostalgique de mon 16 Octobre 2012 !

Arrivée la veille au soir, le sommeil fut difficile à trouver tellement j'avais hâte d'être au lendemain.
Levée de bonne heure, nous voici, Stéphane et moi, en ballade matinale sur les Champs Elysée en direction du métro pour rejoindre Olivier qui nous attendait à son showroom Tamayura pour une dégustation matinale de ses thés verts japonais. C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé Olivier que je n'avais pas revu depuis le mois de mai dernier, lors de notre dégustation Guérandaise. Toujours égal à lui même, accueillant, chaleureux, Olivier nous propose pour  commencer un atelier qu'il n'avait encore jamais testé !
Nous allions tous les trois préparer ensemble et de la même manière du sencha en utilisant le même matériel.  Grosse pression pour moi face à deux as du thé japonais ;-)
Après avoir versé l'eau dans les tasses pour la refroidir un peu, je me retrouve face à une cuillère en bois (différente de mon matériel à la maison) qu'il m'a fallu apprivoiser afin de bien doser le sencha. Nous procédons tous les trois de la même manière puis, après une minute d'infusion et  avoir servi nos trois tasses, chacun prend une tasse de l'autre.

Le résultat est quelque peu surprenant car aucune des tasses n'a le même aspect ni le même goût. La preuve étant qu'une bonne température ainsi qu'une bonne quantité de thé sont nécessaires pour atteindre la perfection. Olivier était au top avec sa première infusion !!! Pour ce qui est de la deuxième, Stéphane et moi nous sommes rapprochés de celle d'Olivier ... oufff  !!
Deuxième exercice à l'identique mais avec du genmaicha.

 J'ai adoré cette approche très ludique du thé. Il est très difficile, en fait, de préparer systématiquement la même liqueur avec le même thé. Une différence de température, de quantité, de temps d'infusion, de qualité d'eau et notre tasse sera totalement différente des autres fois !!!
Cet atelier terminé, il est déjà temps d'aller déjeuner

Olivier nous emmène au salon George Cannon qu'il connait particulièrement bien pour y avoir travaillé quelques années. Situé 12 Rue Notre-Dame des Champs, le salon " L'essence du thé" respire le calme et le raffinement loin du stress ambiant dans les rues de Paris. Nous entrons d'abord dans la téothèque qui regroupe plus de 250 références de thés de grandes références et provenant de tous les pays producteurs de thés. Dans l'arrière salle,le salon où la maison propose une gastronomie légère et distinguée basée sur des recettes qui incluent le thé. Après avoir fait connaissance avec le chef et Augustin, fils du patron Olivier Scala, Olivier nous emmène visiter ce très bel établissement.



Au sous-sol, la maison organise des cérémonies du thés, chanoyu, dans une pièce qui lui est entièrement dédiée. On pourrait presque ressentir l'envie de s'y recueillir et d'y méditer tant le cadre s'y prête.

Juste à côté, l'établissement propose également des massages ( shiatsu, californien) mais toujours avec des produits Bio.
Retour à l'étage dans le petit coin canapé pour déguster de délicieuses lasagnes (dont j'aurais bien aimé avoir la recette) et se délecter d'un agréable thé de Ceylan servi dans une superbe théière et accompagné d'une coupelle sur laquelle trône le thé  préalablement infusé. C'est un réel plaisir de pouvoir humer les feuilles avant de goûter la liqueur.


Cette petite théière bleue me plaisait énormément mais par crainte de la briser dans les transports, je ne l'ai pas achetée ....aujourd'hui je le regrette, tant pis :-/
Mon passage à la boutique ne s'est donc soldé que par l'achat de thés.

Après un saut dans une boutique Japonaise où nous avons fait connaissance avec Naomy, l'épouse d'Olivier, nous voici de retour chez Tamayura  pour terminer mon après-midi parisien avec une dégustation de gyokuro. Après nous avoir préparé une tasse de ce "champagne" du thé japonais, Olivier nous propose de ....manger les feuilles de gyokuro accompagnées d'une petite sauce au yuzu qu'il a acheté justement pour !
Verdict, je n'en mangerais pas tous les jours ! Mais.... je pense qu'avec des petites crevettes ou des saint-Jacques, le résultat devrai me plaire.

Déjà l'heure tourne, il faut que je me rapproche de la gare et malheureusement, je dois me séparer de mes amis qui se sont occupés de moi comme d'une princesse !!! Difficile moment, que de partir en laissant derrière moi deux hommes extraordinaires, deux passionnés passionnants avec qui je n'ai pas vu la journée défiler et qui, malgré leurs emplois du temps de ministres, ont eu la gentillesse de me consacrer une journée exclusive.
Je souhaite de tout coeur les revoir rapidement et qui sait peut-être chez moi en Bretagne. Ce sera mon tour de les recevoir comme ils le méritent !!!!

MERCI



jeudi 13 septembre 2012

SENCHA DE TAMAYURA

     

 Apparu au VII ème siècle, le sencha est le type de thé vert le plus répandu au Japon. Il représente à lui seul plus de 80 % de la production totale du thé produit au Japon.
Récolté  dans la région de Yamé sur l'île de Kyushu, le sencha de la maison Tamayura est acheminé vers son lieu de traitement le jour même de sa cueillette afin de garder toute sa fraîcheur. Sa transformation se passe en deux étapes:


-  Après avoir été séparées et calibrées, les feuilles de sencha sont humidifiées à la vapeur puis séchées par ventilation afin d'y retirer un éventuel excès d'eau.
Vient ensuite le roulage des feuilles dans les deux sens pour leur donner une forme d'aiguille, puis un nouveau séchage progressif de 40 minutes afin de stopper la fermentation.

Après un second tri, les aiguilles sont refroidies à l'air libre puis envoyées vers leur deuxième site de traitement où débute la seconde étape.
-  Triées en 3 catégories( petites, moyennes et entières), les feuilles sont de nouveau séchées à air chaud puis refroidies à air libre avant d'être mélangées entre elles pour rendre à la liqueur toute son harmonie.


Pour rendre mes dégustations les plus agréables possible, j'ai fait l'acquisition d'un kyusu ouvert qui me permet de profiter pleinement de la belle couleur de mon thé pendant son infusion.
Le sencha se prépare en général avec une eau à 70 -80°c; personnellement,  j'utilise de l'eau  à 90°c. Après avoir verser l'eau dans les tasses et mis le thé dans la théière, j'attends quelques secondes puis je verse à nouveau l'eau des tasses dans le kyusu ce qui  permet  d'amener l'eau à la bonne température, soit 75°c. Après une minute d'infusion, je verse délicatement le thé tour à tour dans les tasses afin d'homogénéiser l' intensité de la liqueur.

Le parfum dégagé par l'infusion est très végétal, un mélange d'herbes fraîches coupées et d'algues qui n'est pas sans rappeler l'odeur des embruns de mes côtes bretonnes.
La liqueur trouble, de couleur vert pistache, développe une texture vive. Les notes végétalisées de légumes verts cuits ( les épinards pour moi) se mèlent à une attaque iodée soutenue, suivie au palet d'une amertume éphémère.
 Le bouquet libéré par  la liqueur fait totalement corps avec les notes rétro-olfactives. L'équilibre entre la saveur et l'astringence est parfaitement atteint.

Le sencha est un thé très fin et rafraîchissant qui peut être consommé aussi bien au cours d'un repas que pour un tea-time  accompagné si on le veut d'une petite douceur.
 Olivier m'a  également conseillé de le tester en version glacé. Dans ce cas, le thé sec est mis directement dans le kyusu avec des glaçons. Dès qu'ils sont tous fondus,  c'est prêt à boire et en plus c'est délicieux !!!





mardi 28 août 2012

GENMAI-CHA DE TAMAYURA

   
     Après quelques jours passés à Douarnenez, ville natale de monsieur, il était temps de rentrer car mes thés et théières commençaient à me manquer. Juste avant de boucler les valises, un colis Tamayura était arrivé à la maison; il me tardait de me plonger à nouveau dans mes dégustation de thés verts japonais.
Pour patienter, j'avais trouvé dans le placard de ma belle-mère un genmai-cha de Kusmi Tea. Hélas, après y avoir goûté, j'avais encore plus envie de rentrer chez moi. Il avait l'apparence du genmai-cha, mais avec un goût de plastique: une horreur !!!
De retour à la maison, il était enfin temps pour moi de me préparer le délicieux genmai-cha tant attendu !
En ouvrant le sachet, mon esprit plonge à nouveau dans le superbe souvenir de cette soirée dégustation avec Olivier au salon Céladon en Juin dernier :-)

 Le Genmai-cha Tamayura, littéralement "thé de riz brun", est fait sur une base de thé vert ( sencha ) auxquels sont ajoutés des grains de riz torréfiés.
Il arrive parfois que certains grains de riz éclatent et prennent l'aspect du pop-corn. Tamayura ajoute également du matcha pour accentuer la couleur et homogénéiser le goût. Ce poduit est ainsi appelé "matcha-iri genmai-cha"
Autrefois, il s'agissait d'une boisson consommée par les pauvres qui coupaient leur thé avec du riz. Aujourd'hui, il est consommé partout et par tous. Au Japon il est traditionnellement considéré comme un médicament qui soigne les perturbations digestives.

En général, je prépare mon thé avec l'eau du robinet équipé d'un adoucisseur et d'un osmoseur mais pour les thés Tamayura, j'ai suivi les bons conseils d'Olivier et acheté de la Volvic. On ne joue pas avec un thé ! Un eau de très mauvaise qualité (nitrates, chlore, calcaire ...) peut avoir une influence néfaste sur le goût de la liqueur et fausser les impressions résultants de la dégustation.

A sec, les feuilles du thé et les grains de riz sont tapissés de la poudre de matcha. Le thé dégage une agréable odeur de noisette. Pour le genmaicha,  une infusion de 30 secondes en kyusu dans une eau à 80°c est amplement suffisante.
L'infusion dégage toujours cette odeur de fruits secs détectée à l'ouverture du sachet . La liqueur brouillée par la matcha est quasiment opaque. Au palet, les notes de corps confirment les effluves. La douceur sucrée du riz donne un goût céréalier au thé, celui de la noisette mais étrangement plus une noisette que l'on aurait préalablement grillée.
 Les notes de queue, quant à elles sont plus végétales. Cela s'explique par la présence du sencha et du matcha qui apportent une note d'herbes fraîches ainsi qu'un arôme marin qui persiste légèrement en bouche.


Une deuxième infusion est possible en rallongeant la durée de 30 secondes supplémentaire, soit une durée totale d'une minute. Cela permet de retrouver quasiment les mêmes saveurs qu'au cours de la première infusion. Personnellement, il est rare que je ré-infuse deux fois le genmaicha.

J'apprécie beaucoup ce thé tant il est surprenant par sa flaveur. Avant de le tester, mes précédentes tentatives ne m'avaient laissées de piètres impressions de ce thé pourtant si populaire. Merci Olivier de m'avoir permis de le découvrir et de me réconcilier avec le genmai-cha !!!


samedi 11 août 2012

TAMAYURA

     En juin dernier, j'ai eu la chance de participer à une dégustation de thé vert japonais organisée par la maison TAMAYURA. Ne connaissant pas cette enseigne à l'époque, j'y suis aujourd'hui  particulièrement attachée.

TAMAYURA dont la traduction pourrait être "une atmosphère chaleureuse que procure, par un contact éphémère, le son de petites pierres d’énergie spirituelle", nous invite à travers ses thés à un voyage spirituel au coeur de la plus pure tradition japonaise.

Afin de distribuer des thés d'exceptions en France mais aussi en Europe, la marque japonaise a su s'entourer d'une équipe de professionnels qualifiés et passionnés dont Mme Yasuko Ono, Mr Olivier Leclerc, et Mr Yamaguchi qui prépare les thés Tamayura et qui pour la troisième année consécutive a remporté le titre de meilleur oenologue de thé du Japon.


C'est au sud du Japon dans la région de Yamé, dans la préfecture de Fukuoka (sur l'île de Kyushu), que Tamayura récolte ses thés verts. C'est là que l'on trouve les jardins de Hoshino Mura considérés comme étant les jardins les plus propices à la culture du thé vert.

Pour préserver la qualité des feuilles de thé, Tamayura les achemine directement après les avoir récoltées vers le lieu de leur traitement. 
Dans un premier temps, elles sont triées, calibrées et  passées à la vapeur pour les humidifier. Ensuite, elles sont séchées par ventilation puis roulées, calibrées avant de subir un deuxième séchage à haute température afin de stopper la fermentation.
Dans un deuxième temps, les feuilles sont à nouveau calibrées et triées en trois catégories: les petits morceaux, les moyens et les feuilles entières. Un nouveau séchage à chaud est pratiqué suivi d'un refroidissement à air ambiant pour assembler les trois catégories selon le goût recherché.

Pour la culture de ses Gyokuro et Matcha, la maison procède selon la tradition à la une culture ombragée sous tonnelles afin de réduire l'ensoleillement et provoquer une modification dans la composition chimique des feuilles. Ne pouvant effectuer correctement leur photosynthèse, les théiers sont obligés de compenser en fabriquant plus d'acides aminés et de chlorophylle grâce aux nutriments trouvés dans le sol. Ainsi, les feuilles vertes très foncées et souples contiennent plus de chlorophylle et moins de tanins. La cueillette est  faite exclusivement à la main afin de sélectionner les nouvelles pousses. 

 Tamayura distribue cinq variétés de thés verts (Sencha, Gyokuro, Genmaicha, Houjicha, Matcha) rigoureusement sélectionnés pour leur qualité irréprochable.


Houjicha
Sencha
Genmaicha
Gyokuro


Afin rendre la dégustation du thé encore plus agréable, la maison propose une collection d'objets du thé,  certaines réalisées par un potier de Tokonamé qui signe ses oeuvres de l'emprunte de son pouce.


Houjiki

[mise à jour du 17/01/2015] 
La gamme de thés  Tamayura s'est élargie car depuis le début du mois la maison propose également à la vente du Fukamushi sencha et du Kukicha kabuse. 

photo Thé Vert Japonais Tamayura

Pour la quatrième année consécutive le Gyokuro Tamayura a été primé. Ce dernier a remporté le prix du meilleur "Gyokuro du Japon 2014". 
Produit d'une grande rareté il est disponible à la vente en petite quantité !